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Citoyens
pour l’environnement et l’avenir de l’Est ontarien |
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Mise à jour sur la situation dans Hawkesbury-Est (31 octobre 2003)Au débat des candidats à l’élection municipale dans Hawkesbury-Est, l’assistance s’est réjouie des déclarations unanimes d’opposition de tous les candidats à l’invasion de méga-porcheries dans St-Eugène et Ste-Anne-de-Prescott.
Un nouveau développement vient leur donner raison. Le ministre de l'Environnement du Québec, Thomas Mulcair, vient d’annoncer, le 30 octobre 2003, la prolongation du moratoire québécois contre les nouvelles porcheries, jusqu’à la mise en place (probablement à la fin 2004) de nouvelles règles du jeu pour protéger l’environnement et l’harmonie en milieu rural, comme l’a recommandé la commission Boucher du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) dans son très récent rapport sur la production porcine industrielle au Québec, qui incite très sérieusement à la prudence. C’était la bonne décision à prendre pour le Québec, car la réglementation n’a pas été adaptée à l’expansion rapide et mal contrôlée de l’industrie de l’intégration porcine, et l’on sait les crises aiguës que cela a causé dans plusieurs régions.
Mais cette situation au Québec poussera-t-elle des industriels québécois du porc à tenter encore plus fortement de s’établir dans l’Est ontarien? Ils cherchent déjà depuis près d’un an des terres d’accueil à méga-porcheries dans l’Est ontarien, notamment à St-Eugène, Ste-Anne de Prescott et North-Glengarry.
L’Ontario n’a pas actuellement de contrôles provinciaux d’urgence comme on en a adoptés au Québec, ni de moratoire provincial.
Nous demandons au gouvernement provincial de l’Ontario de protéger ses citoyens en adoptant le même moratoire que le Québec, le temps d’améliorer lui aussi ses contrôles pour la protection de la santé, de l’environnement et de l’avenir de nos fermes familiales.